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Halte au pillage du patrimoine archéologique et historique en quelques mots

Fondée à l’initiative d’un collectif d’archéologues à l’université de Dijon, notre association a d’abord eu comme visée la sensibilisation des personnes usant et abusant des détecteurs de métaux pour nourrir leurs collections d’objets métalliques anciens. L’apport et la motivation de nombreux adhérents ont élargi l’éventail de nos activités : pillages des patrimoines, trafics de biens culturels mais aussi médiation et promotion de la culture scientifique. Si nous nous prononçons pour la protection des patrimoines en danger à travers le monde et entretenons un réseau international, il se dégage un constat surprenant : la France est un pays pillé comme les autres.

Les biens culturels patrimoniaux sont tout à la fois traces de notre passé et témoins de notre temps. En tant que relais, nous avons l’impératif devoir de ne pas altérer ces biens. Nos sociétés mettent en œuvre les moyens de leur conservation, de leur étude et de leur valorisation. Cependant, si l’existence des biens culturels est le plus souvent garantie dans le temps, leur monétisation est le principal danger pour leur intégrité et leur connaissance.

En rendant les collections publiques inaliénables et en édictant des règles commerciales strictes pour les biens culturels privés, les Etats en garantissent la protection. Cette première catégorie de biens peut être inventoriée et cataloguée, donc les biens bénéficier d’une traçabilité ou être retrouvés s’ils sont volés.

Particulièrement fragile du fait qu’ils ne sont que potentiellement envisagés, les objets archéologiques enfouis sont l’autre catégorie des biens culturels. S’ils sont extraits non scientifiquement, ils sont automatiquement soustraits à la connaissance. Ils constituent la cible privilégiée des fouilleurs clandestins. Ce trafic détruit les contextes archéologiques, disperse les objets, sans mesure de conservation. Sans nul doute le plus fragile, nous faisons donc prioritairement porter nos efforts sur le patrimoine archéologique.

Le patrimoine est fragile. Il ne se renouvelle pas.

Si nous n’intervenons pas, quel avenir pour notre passé ?

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